relâche

relâche

relâche [ rəlaʃ ] n. m. et f.
• 1538; h. v. 1170; de relâcher
I N. m. (parfois f.)
1Littér. Interruption d'une activité fatigante, ou désagréable; détente qui en résulte. pause, répit. Un moment de relâche. détente, relaxation, repos. « Le lieu du relâche; où s'asseoir, où récupérer » (Henriot). « Nul répit, nulle relâche » (R. Rolland). Cour. Loc. adv. SANS RELÂCHE : sans répit, continuellement. ⇒ interruption, trêve. Travailler sans relâche. « Si constamment obligeantes, et toujours, et sans relâche » (Beaumarchais).
2(1751) Fermeture momentanée d'un théâtre, d'une salle de spectacle. Jour de relâche. Voyant « sur l'affiche du théâtre [...] l'annonce lamentable d'une relâche » (Huysmans). Faire relâche.
II N. f. (1691) Mar. Lieu où un navire fait escale. échelle, escale. Le navire « avait ordre de se hâter, de brûler les relâches » (Loti). Port de relâche.
(1716) Cour. Action de relâcher, de s'arrêter dans un port. Bateau qui fait relâche dans un port.
⊗ CONTR. Continuité. Reprise.

relâche nom féminin ounom masculin (de relâcher) Littéraire. Interruption d'une occupation, d'une activité pénible ou fastidieuse ; repos, détente qui en résulte : Prendre une heure de relâche. Suspension momentanée des représentations d'un théâtre : Le lundi est le jour de relâche.relâche (difficultés) nom féminin ounom masculin (de relâcher) Genre Le mot est aujourd'hui féminin dans toutes ses acceptions : travailler sans aucune relâche ; le théâtre ferme au mois de février, mais les répétitions continuent pendant la relâche. Remarque 1. Le masculin, considéré naguère comme seul correct dans ces deux sens, est aujourd'hui sorti de l'usage. 2. Au sens maritime de « escale », le mot a toujours été employé au féminin. ● relâche (expressions) nom féminin ounom masculin (de relâcher) Sans relâche, sans arrêt, continuellement. ● relâche (synonymes) nom féminin ounom masculin (de relâcher) Littéraire. Interruption d'une occupation, d'une activité pénible ou fastidieuse ; repos, détente...
Synonymes :
- détente
- répit
- trêve
Sans relâche
Contraires :
- épisodiquement
relâche nom féminin Action, pour un bâtiment, de séjourner en un lieu d'escale en vue de compléter ses approvisionnements, de se faire réparer, de permettre à son équipage de se reposer. Endroit d'une côte où l'on séjourne. ● relâche (expressions) nom féminin Port de relâche, port dans lequel un navire est obligé d'entrer pour réparer des avaries graves ou pour refaire un approvisionnement de combustible, d'eau ou de vivres. ● relâche (synonymes) nom féminin Action, pour un bâtiment, de séjourner en un lieu d'escale...
Synonymes :
Endroit d'une côte où l'on séjourne.
Synonymes :
Port de relâche
Synonymes :

relâche
n.
d1./d n. m. ou f. Interruption d'un travail; pause, détente.
|| Loc. adv. Sans relâche: sans interruption.
d2./d n. f. MAR Port d'escale.
|| Escale. Faire relâche.
d3./d n. m. ou f. Suspension momentanée des représentations, dans un théâtre, une salle de spectacle.

⇒RELÂCHE, subst.
A. — Subst. masc.
1. Vieilli. [Surtout dans des expr. ou loc.] Interruption momentanée d'un travail, d'un effort pénible ou désagréable; détente qui en résulte. Synon. répit. Demander, donner (du) relâche; pas un instant, une heure, un moment de relâche. Pas de relâche! Ma vie est un combat; il faut que je dispute pied à pied la reconnaissance de mon talent, si talent il y a (BALZAC, Corresp., 1831, p. 617):
... quelle vie que la sienne, travail de galérien libre et honoré, mais galérien pourtant! Pas un jour de relâche, pas une heure de paix, tandis qu'au bagne et au moulin on se repose du moins le dimanche.
AMIEL, Journal, 1866, p. 52.
Prendre (du) relâche. Arrêter momentanément son activité. Un autre à tant d'échecs se tiendrait pour battu, Et se croirait en droit de prendre du relâche (AUGIER, Homme de bien, 1845, pp. 131-132). Je prends relâche, je repose mes yeux, je rêve à d'autres choses, je me remets à neuf (ALAIN, Propos, 1924, p. 615).
♦ ,,Il ne donne point de relâche. Se dit d'un créancier qui presse continuellement son débiteur`` (Ac.).
Loc. adv. Sans relâche. Sans cesse, constamment. Lutter sans relâche; la pluie tombe, le vent souffle sans relâche. Tout est bien ici. Je travaille à force et sans relâche (HUGO, Corresp., 1867, p. 30).
Parfois au fém. Fiévreuses années! Nul répit, nulle relâche. Rien qui fasse diversion à ce labeur affolant (ROLLAND, J.-Chr., Matin, 1904, p. 143).
2. Intermission dans quelque état douloureux. Nous espérâmes jusqu'à six heures du soir, elle nous souriait encore à chaque relâche du mal (LAMART., Corresp., 1832, p. 326).
3. THÉÂTRE. Suspension momentanée des représentations, pour un motif ou un autre. Faire relâche; relâche à l'Opéra; jeudi, jour de relâche. Relâche pour M. Ponsard. Soit. (Je comprendrais un relâche pour Molière ou Voltaire mort, mais pour M. Ponsard? À ce compte, il me semble difficile que le Théâtre-français ne fasse pas dix ou douze relâches mortuaires par an) (HUGO,, Corresp., 1867, p. 65).
P. métaph. Il y a eu relâche toute cette quinzaine au théâtre politique de l'Europe. Ni la conférence de Londres, ni la confédération germanique ne nous y ont donné de représentations nouvelles (MUSSET ds R. des Deux Mondes, 1832, p. 487).
Faire relâche à qqc. Le jour de la majorité du roi et de la cérémonie qui en est célébrée, il [Gui Patin] suspend son opposition et ses présages (...) il fait relâche à ses satires; il crie de tout son cœur:Vive le roi! (SAINTE-BEUVE, Caus. lundi, t. 8, 1853, p. 121).
B. — Subst. fém., MAR.
1. Action de relâcher; escale d'un navire en cours de route pour se ravitailler, embarquer ou débarquer des passagers, du fret. Port de relâche. On oblige (...) le galion revenant de Manille à Acapulco, de relâcher dans ce port: mais cette relâche et cet attérage ne sont pas (...) nécessaires (Voy. La Pérouse, t. 4, 1797, p. 104). Nous fîmes une courte relâche à Naples, grossière et pleine de cris matinaux (BARRÈS, Voy. Sparte, 1906, p. 28).
Relâche forcée. ,,Relâche imposée au capitaine d'un navire par suite d'un événement de mer`` (CAP. 1936).
Loc. verb. Entrer en relâche dans un port. Faire escale dans un port. Nous sommes entrés en relâche à Lisbonne hier au soir (LOTI, Mon frère Yves, 1883, p. 297).
2. Lieu où un navire fait escale. Une bonne relâche (Ac.). Nous gouvernâmes vers les îles Saint-Pierre et Miquelon, cherchant une nouvelle relâche (CHATEAUBR., Mém., t. 1, 1848, p. 267). Le port de Yokohama (...) est une relâche importante du Pacifique, où font escale tous les steamers (VERNE, Tour monde, 1873, p. 124). V. escale ex. 1.
Loc. verb. Brûler les relâches. Ne pas s'arrêter dans une escale où le navire devait relâcher. Le navire qui le conduisait en extrême Asie avait ordre de se hâter, de brûler les relâches (LOTI, Pêch. Isl., 1886, p. 116).
Prononc. et Orth.:[]. Ac. 1694, 1718: -lasche; dep. 1740: -lâche. Étymol. et Hist. A. 1. 1176-81 avoir relasche « s'interrompre » (CHRÉTIEN DE TROYES, Chevalier charrette, éd. M. Roques, 6754); 1539 relasche « cessation, interruption » (EST.); spéc. id. la douleur donne relasche (ibid.); 2. id. « repos » (ibid.); 1690 travailler sans relasche (FUR.); 3. 1791-98 relâche « suspension momentanée d'une représentation théâtrale » (CASANOVA, Hist. de ma vie, éd. 1960-62, vol. 11, p. 145 ds QUEM. DDL t. 22). B. Mar. 1. 1691 « lieu où un navire séjourne » (OZANAM, p. 248); 2. 1716 être en relâche « séjourner dans un port (d'un bateau) » (A. Fr. FRÉZIER, Relation du voyage de la mer du Sud aux côtes du Chily et du Pérou, p. 75). Déverbal de relâcher. Fréq. abs. littér.:747. Fréq. rel. littér.:XIXe s.: a) 1 475, b) 1 278; XXe s.: a) 890, b) 697.

relâche [ʀ(ə)lɑʃ] n. m. et f.
ÉTYM. 1538, relasche; attestation isolée, 1175; de relâcher.
———
I N. m. ou f.
1 (XIIe). Vx. Interruption d'une activité fatigante, ou désagréable; détente qui en résulte. Pause, répit (vx).REM. Le mot s'emploie en général dans des contextes où le genre n'est pas marqué : un relâche est aussi rare que une relâche. || Donner des relâches (→ Incommodité, cit. 5). || Prendre un peu de relâche. Repos; reposer (se), respirer, souffler. || Un moment de relâche (→ Prude, cit. 3). || Relâche d'un mal. Ralentissement (→ Guérison, cit. 8). || Relâche de la douleur ( Cessation), de la maladie ( Intermittence). || Point de relâche. Cesse (cit. 2).(Sans article). || Se donner relâche. || La fatigue fait faire relâche à leur vigilance (→ Baisser, cit. 28).
1 S'il se donnait, en étude, une demi-heure de relâche, il passait cette demi-heure à montrer à tous son oisiveté, se levant vingt fois de place, se faisant constamment rappeler à l'ordre par le surveillant.
Valery Larbaud, Fermina Marquez, VIII.
2 Il va feindre d'être en convalescence de quelque sérieuse maladie, pneumonie ou autre, et se donner ainsi relâche.
Montherlant, les Lépreuses, II, XXII.
3 Il faut cette éternelle course du voyage et ce terrible roulement pour que je m'apaise et me retrouve (…) Le lieu du relâche; où s'asseoir, où récupérer.
Émile Henriot, On n'est pas perdu…, p. 10.
3.1 Il se donnait un peu de relâche, s'était envoyé un whisky, avait commandé un cassoulet.
F. Mauriac, Bloc-notes 1952-1957, p. 73.
Loc. adv. Sans relâche : sans répit, constamment, continuellement. Arrêt, cesse, interruption, trêve (→ Calculer, cit. 3; étude, cit. 6; obligeant, cit.). || Mener une affaire sans relâche jusqu'à sa conclusion (→ Tambour battant, d'un trait).
2 (1798). Fermeture momentanée d'un théâtre, d'une salle de spectacle. Suspension. || Jour de relâche. || Demain : relâche. || Faire relâche. Fermer.Par anal. Arrêt dans l'activité d'une entreprise, d'un organisme.
4 En temps ordinaire, ces deux événements eussent fait à Carentan le même effet que produit à Paris un relâche à tous les théâtres.
Balzac, le Réquisitionnaire, Pl., t. IX, p. 850.
REM. Le vieillissement du mot (sauf dans les expressions sans relâche, faire relâche…) et l'influence du sens II. font qu'il y a hésitation sur son genre; le fém. paraît l'emporter.|| « Nul (cit. 4) répit, nulle relâche » (R. Rolland). || « (…) cette insipide relâche où on n'attend plus que la mort » (Céline, Voyage au bout de la nuit, p. 294).
5 (…) ces gens qui, voyant tout à coup sur l'affiche du théâtre où ils allaient acheter du rire l'annonce lamentable d'une relâche (…)
Huysmans, En ménage, III.
———
II N. f. (1691).
1 Mar. Lieu où un navire fait escale. Échelle, escale, 1. port. || Brûler (cit. 10) les relâches.
2 (1716). Action de relâcher, de s'arrêter dans un port. Escale. || Faire relâche. || Relâche d'hiver (hivernage). || Relâche forcée, imposée par les circonstances.
6 Une relâche là-bas, dans ces îles, pour des avaries peut-être; c'était une chose possible en effet.
Loti, Pêcheur d'Islande, V, X.
CONTR. Assiduité, continuité. — Reprise.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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